Les frégates furtives

Dès la création du club, la première frégate furtive fut réalisée, il s'agit du Guépratte qui était alors en fin de construction à l'arsenal de Lorient

Nous allons donc suivre ici son évolution et sa construction

En 10 années de vie, cette maquette à participé à 6 championnatrs de France et à 3 championnats du monde, sa conception est-elle qu'elle peut naviguer par presque tous les temps, notamment dans du clapot dépassant les 10 cm soit en réel des vagues de 10 mètres de haut, elle fut choisie par un metteur en scène international afin d'être la vedette matérielle d'un film, ainsi elle parcourera le monde durant une année (fictivement) toutes les prises de vues furent faites de jour comme de nuit sur le lac Léman, face à la ville de Montreux (Suisse) en octobre 2011.

imgp3061.jpgLors du tournage en 2011

 

Genèse de la constrution

       Ce n'était pas évident, voila plusieurs années que je n'avais pas construis de navire militiare, car depuis quelques années, je ne construisais que des navires de commerce, quoique un peu spéciaux, Heavy Lift, navires servant à la recherche pétrolière, etc. J'étais loin du domaine, c'est aisi que je pris connaissance de ce type de navire et de son plan au musée de la marine, mais "surprise", sur les vues verticales de face et de derrière, en comparant avec l'axe du navire, la coque avait une différence de 7 mm d'un bord par rapport à l'autre, alors il me fallait trouver autre chose de plus précis.

      En cherchant livres et documents, je trouvais un peu de renseignements et je dessinais le plan du navire, et ce ne fut pas sans mal, car ce navire comme tous les navires de guerre est assymétrique, mais à ce point je ne me l'imaginais pas, au point que tous ceux qui manquent d'expérience, n'hésitent pas à dire et écrire que le plan est faux et qu'il faut redessiner les couples, et c'est là leur erreur, les couples sont vrais, il suffit de savoir les interprêter et de les monter dans le bon sens, bienheureusement beaucoup y ont réussis.

img-2299-2.jpg

       Nous allons donc revoir sa construction de A à Z c'est à dire en 2000 et 2001.

Pour info; tous ceux qui m'ont fait confiance et a ont suivi mes conseils (selon leur demande) ont réussis, notamment Daniel pour son Aconit et Sandy pour son Guépratte, les autres peuvent me contacter sans aucun problême.

Petite explication de l'assymétrie des navires de guerre

        De conception, les navires de type; torpilleurs, contre torpilleurs, escorteurs de tous types et frégates, sont étroits, mais ce sont aussi des navires rapides donc équipés de deux machines et de deux lignes d'arbres, en conséquence, les machines quel quelles soient ne peuvent se trouver côte à côte mais l'une derrière l'autre avec un léger décalage par rapport à l'axe, de chaque côté en fonction de la machine, tribord à tribord et bâbord à bâbord, en conséquence de quoi les deux lignes d'arbres ne sont pas toujours parallèles sur le plan horizontal mais jamais sur le plan vertical l'une étant de surcroit plus longue que l'autre, de même les évacuations de fumées et similaires ne peuvent pas toujours être évacuées verticalement alors un choix, ou bien les deux cheminées sont l'une derrièrel'autre dans l'axe du navire, ou bien elles sont peu ou très décalées sur chaque bord, cela parait anodin, et pourtant toute la structure du navire s'en ressent, ce qui fait que bon nombre de compartiments et d'équipements se trouvent eux aussi décalés, ainsi sur les FLF; ne sont pas dans l'axe, les deux cheminées; en haut oui, à leur base non, idem en dessous, la drôme est elle aussi décalée sur un bord ce qui fait que le couples 11 est décalé en son centre sur tribord de 5 mm, la rampe crotale se trouve elle aussi décalée sur tribord de 4 mm et la grille de réception de l'hélicoptère est  décalée sur tribord de 9 mm, le tableau arrière lui non plus n'est pas symétrique et c'est normal. enfin l'angle d'inclinaison de la ligne d'arbre babord est plus grand que celui de tribord, il s'en suit que la quille anti roulis de tribord est plus courte que celle de babord, etc.

Note sur le plan distribué par la revue MRB

        Il s'agit en principe du même plan que celui de miniflotte-50, au seul détail prêt qu'à l'époque il a été retouché par la revue sans accord de son auteur, ce qui fait qu'il est certes incomplet, mais nous n'en sommes pas reponsables, seul le plan de base en notre possession fait foi.

Année 2000 début du chantier

image-copie-2.jpgLa quille posée sur le chantier est une baguette carrèe de pin de 8x8, les couples sont positionnés dans l'ordre de l'avant vers l'arrière, la baguette du haut sert uniquement de règle de contrôle au bon alignement de l'ensemble

image-27-copie.jpgUne baguette de 10 x 2 sert à conserver l'alignement des couples et permet de voir le gauchissement éventuel

image-4.jpg

Sur les couples arrières, les différentes découpes sur les barrots de pont, sont destinées à recevoir les longerons qui constitueront le pont de l'hélicoptère, celui-ci sera amovible et assurera l'accès aux commandes des safrans et des barres de stabilistation anti roulis.

image-3-copie-3.jpgLe montage de la coque se poursuit avec le vordé et divers pont assurant dès lors l'alignement parfait de l'axe du navire.

       Ce type de navire a une particularité, la tonture est propre à chaque pont, elle n'est donc pas continue, elle n'est réellement visible que sur la plage arrière qui est la plus relevée et visible à l'oeil, par contre tous les ponts possèdent du bouge, le modèle est resté fidèle à l'original avec le bouge, ce qui est rare sur des maquettes de ce genre et à cette échelle, la plupart des modélistes faisant des ponts plats.

image-28.jpgPose de la parois babord en une seule pièce, elle sera ajustée au plus juste après séchage complet, elle est en ctp de 6/10 ce qui permet de la manier très facilement  notamment pour respecter l'angle de 10° d'inclinaison de celle-ci.

image-4-1.jpgLe logement du canon de 100 mm doit être soigné, sachant qu'il est pourvu de chaque bord de deux grans dalots d'évacuation d'eau.

image-26-copie.jpgLe gros oeuvre est terminé, les ouvertures pour accéder à l'intérieur sont les suivants; plage arrière totale de bord à bord, pont Crotale enlèvement total de bord à bord, permettant l'accès à la batterie de propulsion, cheminée arrière, qui permet le verouillage du pont Crotale, Toit complet du bloc passerelle, qui permet l'accès à la radio et aux batteries de réception, mais aussi aux barres stabilisatrices anti roulis, gros doigt s'abstenir.

       L'on va maintenant passer aux divers détails de la construction, mais parallèlement, l'ensemble "coque pont" va être traité comme suit, revêtement d'accrochage pour la résine, marouflage de la coque à la résine époxy et tissu fin de 25g/m, divers ponçages et peintures entrecoupés de masticage éventuel et reponçage jusqu'a un fini parfait, l'ensemble va prendre des teintes marbrées de divers gris selon les endroits.

image-5-1.jpgVu de l'avant ce n'est pas "glop" mais efficace  

image-6-copie.jpgidem vu de l'arrière.

       Ces navires sont classés à tord, comme faciles à construire parce qu'ils n'ont pas beaucoup de détails apparents, c'est faux pour deux raisons, la première est que l'ensemble coque et superstructure ne fait qu'un mais avec des angles bien précis, il ne faut donc pas se rater, bien lire et surtout comprendre le plan avant de dire comme on l'entend trop souvent, "le plan est faux", ensuite des détails il y en a notamment dans la mâture, sur les deux ailerons de passerelle , les canons de 20 mm, la drome, et surtout sa conception, elle est d'un seul morceau passant de bâbord à tribord, avec passerelle de jonction et rambarde, sans oublier les diverses armoires électrique, le rideau métallique et les potences des deux embarcations, ne pas oublier les lances leurres, les rampes et les divers tuyaux de RAM (ravitaillement à la mer) et bien sur les radeaux en conteneurs et leurs fixations par sangle.

image-9-1.jpg

La tête de mat et ses antennes, attention ce n'est pas le mat d'origine des "La Fayette" (les 710, 711 et 712), mais bien celui des 713 et 714, ce qui entraînera de facto la modification des trois premières unités dès 2001

       Les cheminées, il ne s'agit pas non plus de deux trous noir carrés ou rectangulaires, mais bien de deux ensembles comprenant les sorties d'échappements des moteurs diesels et bien d'autres sorties de gaz chauds, elles ne sont donc pas à négliger, mais bien d'autres détails peuvent paraîtres anodins

image-12-copie.jpgIci les missiles Crotale sont en phase d'assemblage, mais beaucoup ignorent une chose, chaque tube est un lanceur, hors si le tube est fermé par un couvercle presque plat comme un couvercle de marmite, c'est que le tube est vide, par contre si le tube est terminé  par une forme de cône, cela signifie qu'il est opérationnel avec le missile à poste, le couvercle en forme de cône n'étant que la protection de la coiffe du missile

image-12.jpg        La plage arrière correspondant au pont d'envol de l'hélicoptère, ce n'est pas une simple plaque lisse, bien au contraire, en permier lieu l'on y trouve la grille d'appontage, c'est dans cet accessoire que le pilote de l'hélicoptère "jette" son grappin d'aide à l'appontage, c'est lui qui retient l'hélicoptère dans la première phase, l'empêchant de partir à droite ou à gauche, ou d'avant en arrière accidentellement. Entre la grille et la porte du hangar, se trouve le rail de manoeuvre de l'hélicoptère, le SAMAHE (système d'assistance à la manoeuvre de l'hélicoptère), l'on trouve ensuite à intervalle régulier, les points d'ancrage de la machine, ils sont en creux et chaque point est muni d'un croisillon en acier pour élinguer la machine ou tout autre chose, enfin les plots carrés se trouvant de part et d'autre et à l'arrière de la plage, abritent les divers feux de balisage de la plateforme pour les appontages de nuit. Pour terminer, de chaque bord et à l'arrière se trouvent les grillles de protection du personnel (les raquettes anti chute) elles sont déployées durant les manoeuvres de l'hélicoptère. Sur le modèle la plage est entièrement démontable d'une seule pièce, sans déformation, sachant que le bouge et la tonture du pont sont reproduits fidèlement.

image-10.jpg         Un point important est la fabrication des hélices conformes ou presque aux originales, celles ci sont conforment du moins à un cliché du "La Fayette" paru dans un livre sur ces navires, elle est en bronze masif taillée à la ponceuse à main de type "Dremel", après polissage elle est brasée sur l'arbre d'hélice en acier inox, puis polie miroir afin de la rendre parfaitement lisse

imgp3233.jpg imgp3234.jpg     

     les chaises sont soudées sur place pour un parfait alignement des arbres d'hélice

 

 

 

 

imgp3241.jpgA gauche une évacuation d'eau, l'avancée vers l' extérieur est dictée par la furtivité du navire, coque comprise, à droite l'aileron stabilisateur de tribord, il est commandé en parallèle des safrans de direction, ce qui permet une stabilisation permanente de la plateforme, c'est également fonctionnel et éfficace sur la maquette.

imgp3242.jpgEn haut, le sabord de la baignoire du canon de 100 mm, à droite le "modex" du navire, les chiffres sont conformes en taille et à la police du réel, à droite le tunnel de la turbine d'étrave

 a0000230-1.jpga0000232-1.jpgEn navigation à faible vitesse et par fort vent d'ouest, le 14 juillet 2003, lors des Championnats du Monde de maquettes navigantes, le Guépratte est accompagné du RHM Malabar

 

Nous allons voir maintenant l'intérieur, et surtout la disposition de tous les éléments de propulsion et de guidage 

 

         La première règle à respecter dans la mesure du possible, c'est de disposer tous les éléments sous la ligne de flottaison, afin d'aléger au maximum les parties hautes.

       En premier lieu, les moteurs sont des Igarashi de type 500 tournant à environ 6000 tours à vide sous 6 volts, ils sont fixés ensembles sur la même plaque de plexiglass, ils se trouvent à l'aplomb du système Crotale, la platine est fixée sur des plots de bois dur (sapin de 10 mm de large et 35 de haut), ce qui fait que les moteurs sont montés inversés, la platine se trouvant vers le haut, la sortie moteur se trouvant rigoureusement dans l'axe de l'arbre d'hélice à entrainer, l'entrainement est en ligne directe sans réducteur, la liaison est effectuée par des cardans laitons et base en plastique dur.

imgp5774.jpg

         La batterie est une NiMh de 5 éléments à 8 A chacun, elles assure une navigation de plus de deux heures. La transmission des ordres machines est assurée par un variateur de haute performance, de prix raisonnable mais de haute qualité, en l'occurence un Electronize de type  FR30HX, assurant la sécurité de 30 A en consommation courante et 90 A en pointe, ce qui n'arrivera jamais avec des moteurs de faible consommation.

imgp5780.jpg

         La radio commande est une Futaba F14 en 72 Mhz le réceptreur est de type Dual, la commande de barre est assurée par un servo standart de type Graupner. 512, il actionne à la fois les deux safrans et les deux barres anti-roulis, en butée totale à tribord ou à bâbord, chaque palonnier s'appuie sur un switch qui coupe le moteur interne au virage, ce qui permet des rotations appuyées lors de manoeuvres dans des endroits restreints, dès que les safrans reviennent vers le zéro, l'action sur le switch cessant, le moteur reprend son régime normal 

imgp5775.jpgA droite du récepteur, l'on distingue les deux palonniers commandant les barres de stabilisation de plateforme

 

 

 

Article en cours de publication (juillet 2012)

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site